Fenêtre ouverte...

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Lundi 7 mai 2007

 

Surprise en ouvrant ma boîte mail ce matin...

Tout d'abord j'ai appris qui les français ont choisi comme président hier... mais, ce qui m'a le plus surprise, c'est que ce monsieur a signé le pacte écologique... bon il a ptete fait ça y'a longtemps... mais vu le peu d'intérêt que j'ai porté pour toute la campagne éléctorale française... et évidemment, je ne peux m'empêcher de penser que sa signature était un passage obligé en période de séduction électorale... pour lui comme pour les autres candidats...

n'empêche que... son pacte reprend des propositions concrètes et des engagements intéressants... j'espère simplement que tout cela ne sera pas passer à la trappe et perdu dans les oubliettes de l'élysée... en même temps, je ne pense pas que les français le laisseront oublier tout ça... n'est-ce pas???

ça rejoint ce que je pense depuis que je vote... une fois que le choix est fait, peu importe ce choix, il ne faut pas se résigner... mais plutôt ne pas perdre de vue ce qui se passe, se trame et se décide... pourquoi ai-je cette désagréable impression que le droit de vote fait oublier l'importance de notre voix??? puis qui dit vote ne dit pas se taire par après...!!! oui c'est vrai... plus facile à dire qu'à faire... mais pas impossible à faire!!! ne l'oublions pas!

 

 

pour nous c'est le 10 juin... élections législatives... élections importantes!!! évidemment... élections compliquées comme toujours... vive la belgique et son système politique!!!

 

oserais-je espérer le même engouement pour la campagne de nos partis politiques que pour celle des candidats français???

 

j'ai des doutes... mais je ne demande qu'à me laisser surprendre...

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Mercredi 2 mai 2007

 

Aujourd'hui, je voudrais vous faire part d'une lettre ouverte de Patrick Declerck à Monseigneur Léonard, archevêque de Namur. Bien évidemment, cette lettre ouverte fait suite à l'interview accordé par l'homme d'église au Télémoustique, celle-là même qui a suscité la polémique...

Je ne compte par revenir sur l'interview elle-même ici... mais pour ceux qui le désirent... vous la trouverez ici!!!

Mais avant de vous laisser savourer cette réplique cinglante, je voudrais quand même vous présentez quelque peu M. Declerck... avant tout, il est philosophe, anthropologue et psychanalyste... mais c'est surtout un homme engagé, un homme en colère et un homme qui n'hésite pas à dénoncer, à pointer du doigt les dérives de notre société... comme dans son dernier ouvrage... il a un parlé franc, sans détour et n'hésite pas à bousculer nos bonnes consciences paisibles...

un homme que j'admire beaucoup... particulièrement pour cette enquête et ce travail exceptionnel qu'il nous livre dans "Les naufragés"...  bouquin que je vous conseille ardemment...!!!!

 

mais je préfère lui laisser la parole...

 

 

Carte Blanche / Le soir Lundi 16 avril 2007

 

"Lettre ouverte à Monseigneur Léonard

Monseigneur, le psychanalyste que je suis a lu avec un amusement affligé, la longue interview que vous avez cru bon d'accorder à l'hebdomadaire Télémoustique du 7 avril. Vous y exposez vos opinions relatives à une série de questions dites de société: divorce, avortement, préservatif, homosexualité, etc.

La liste de vos non-sens est longue, bien trop longue, pour que je puisse m'attarder ici, à vous répondre point par point. Je ne choisirai dans cet inventaire d'absurdités que deux thèmes: le préservatif et l'homosexualité.

Vous dénoncez l'usage du préservatif d'abord en raison de son efficacité relative. "Fiable, dites-vous, seulement à 90 ou 95%" et, vous soulignez "les échecs à l'usage: glissement, rupture, porosité". Pour se prémunir du sida, vous saluez "la fidélité et la sobriété dans les relations sexuelles, comme on la préconise en Afrique". Et vous concluez par un étonnant glissement du factuel à l'éthique (mais votre rhétorique est toute faite de glissements insidieux): "le préservatif est un moindre mal, mais un mal quand même". Sur la fiabilité relative du préservatif, vous avez, n'en déplaise à certains militants, en gros raison: oui, il y a des erreurs d'utilisation, oui, il arrive qu'ils se déchirent, non, les préservatifs ne protègent pas du sida à 100%. Il serait objectivement faux et éthiquement criminel de prétendre le contraire. De même qu'il est, Monseigneur, logiquement idiot et tout aussi éthiquement criminel de prendre prétexte du (très faible) taux d'échec des préservatifs, pour conclure à leur inutilité, en déconseiller l'emploi, et les stigmatiser de je ne sais quel moralisant "moindre mal, mais mal quand même"...

Quant à "la fidelité et la sobriété... comme on le préconise en Afrique", honte à vous, Monseigneur. Mesurez-vous, apôtre de mort, l'atroce responsabilité de votre Eglise dans les millions de victimes, hommes, femmes, enfants, nouveau-nés, du sida en Afrique et ailleurs, dans ce tiers-monde assez naïf encore pour accorder à vos répugnants préceptes le moindre crédit? S'il est un mal, Monseigneur, et non des moindres celui-là, c'est dans votre fanatisme dément, dans votre haine et votre terreur de la sexualité et du plaisir charnel, dans votre suffisance et votre irresponsabilité néocoloniale, qu'il se loge. Mais il est vrai, j'oubliais, que pour la plus grande gloire de votre Dieu, vous et votre caste préférerez toujours un nourrisson sidéen à un foetus avorté...

Continuons. Vous définissez votre position sur l'homosexualité en expliquant que vous avez :"la même que Freud: c'est un stade imparfaitement développé de la sexualité humaine (...) Les homosexuels ont rencontré un blocage dans leur développement psychologique normal, ce qui les rend anormaux".

Prudence, Monseigneur, prudence! En appeler au père fondateur de la psychanalyse qui pensaient des religions qu'elles étaient des délires de l'humanité, pour justifier vos navrantes confusions, me semble audacieux, pour ne pas dire franchement suicidaire.

D'abord parce que ce que vous dites là, n'est qu'une vague caricature de la pensée psychanalytique sur le sujet: l'homosexualité, une sorte d'infatilité sexuelle? Si l'on veut, mais la même chose, avec milles variations, peut se dire de toute névrose, cela en soi ne nous mène à rien. Ensuite, parce que cette discussion n'a aucun sens en dehors du contexte d'une théorie particulière du devenir des pulsions, et que dans tous les cas, les notions de normalité et d'anormalité ici en cause (pour autant qu'elles aient une signification quelconque) se situent à des années-lumière tant de toute conception de normativité sociale, que - pire encore - du sadique partage entre normalité et monstruosités psychiques dont vous impliquez sournoisement la fausse évidence.

Enfin, parce qu'avoir recours à toute prétendue lecture psychanalytique pour justifier une quelconque position catholique relative à la sexualité en général et à l'homosexualité en particulier, attire inévitablement l'attention de cette même lecture sur la personne de Jésus lui-même. Jésus, ce jeune homme tellement terrifié à la perspective de la réalité du conflit oedipien qu'il lui fallut aller jusqu'à s'halluciner un père céleste. Père céleste auquel pour plaire enfin, il alla, pauvre fou, jusqu'à se persuader qu'il lui fallait sacrifier jusqu'à la vie. En voilà de la soumission homosexuelle symbolique au père!

La paille et la poutre, Monseigneur... Croyez-moi, à l'avenir, évitez de vous frotter à la psychanalyse. Vos anges toujours s'y brûleront leurs ailes de carton.

Que conclure de tout ceci? Qu'à travers vos propos, une nouvelle fois le catholicisme se dévoile et apparaît pour ce qu'il est, c'est-à-dire un culte de l'antivie et du fané, un goût particulier pour les arrières-monde et la tombe, une nécrophilie dernière. Et que l'immaturité profonde, les obsessions sexuelles pérennes, et peut-être le tragique, des monothéismes (car le catholicisme n'a pas l'exclusivité de ces folies) relèvent de leur incapacité foncière à penser l'essence du mal autrement que comme l'appréhende précisément l'enfant, c'est-à-dire comme une transgression confusément liée aux fonctions reproductrices et excrétoires. Aussi les succédanés d'éthiques des trois religions du Livre ne s'élèvent-elles jamais bien longtemps au-dessus du morne horizon de la couche-culotte...

Il me reste, tout de même, Monseigneur, à solliciter votre indulgence, non pour moi bien sûr, mais pour les braves gens, assez égarés, assez écrasés par l'inexorable poids du vivre et du mourir, assez affolés par la nuit qui les entoure du berceau au linceul, assez crédules pour se laisser prendre encore au vieux canular éventé de la soi-disant sagesse des Eglises de tous ordres et des autorités religieuses de toutes persuasions.

Pour ceux-là, peut-être un peu plus de compréhension, un doigt de relativité, une once de modestie, un brin de tolérance pour notre commune et claudicante humaine, trop humaine condition.

Ou alors, a minima, la réserve méditative et respectueuse du silence. Bref, Monseigneur, à défaut de pouvoir s'ouvrir, peut-être faudrait-il charitablement songer à la fermer..."

 par Patrick Declerck.

 

Rien à ajouter...

Si ce n'est un grand merci à mon cher paternel de m'avoir fait parvenir l'article... :-)

 

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Mardi 1 mai 2007

 

Il existe des films comme celui-ci qui raconte une histoire qui nous touche... non pas forcément parce que l'histoire est exceptionnelle, parce qu'on parle d'un grand homme, parce qu'elle raconte une page importante de l'histoire de ce monde ou encore parce que le film est tourné de façon à émouvoir et provoquer quelques larmes à l'oeil... mais parce que l'histoire nous renvoie à quelque chose de personnel, nous pousse à nous interroger, à remettre en question nos certitudes ou nos convictions...

Hier soir j'ai été voir "Goodbye Bafana"... c'est loin d'être le film de l'année ou un chef d'oeuvre exceptionnel... mais hier soir en sortant du cinéma, j'avais envie de hurler... hurler ma rage et mon incompréhension... et par dessus tout ma déception... envers ce monde dans lequel nous vivons... envers ce monde pourri empreint d'hypocrisie caché derrière la compassion et la charité... Mais comment faire autrement??? à croire que c'est désormais la seule façon de se "racheter" une conscience... un peu à la façon des indulgences  au M-A... on s'émouvoit face à un meurtre crapuleux et gratuit, on s'indigne face au geste incompréhensible d'une mère, on pleure en regardant en direct les funérailles d'une petite fille, on parle avec nos voisins et prétendant que dans certains cas on devrait rétablir la peine de mort, on fait des dons, on signe des pétitions... et puis on oublie, on passe à autre chose... on compatit pour d'autres personnes... et on se sent mieux... parce que pendant 5 minutes on s'est senti concerné...

mais on agit plus...

hier soir, j'ai marché dans la nuit... Bruxelles la nuit... je trouve ça tellement apaisant... surtout quand il fait beau... quand les voitures ne cessent de se croiser, quand les gens traînent en terrasse... mais rien de tout ça n'a pu m'aider à trouver une solution... qui suis-je pour changer les choses? quelle puissance ma voix peut-elle avoir? Je me sens tellement impuissante... par où commencer? dans quoi m'engager? que faire tout simplement?

Peut-être arrêter de me leurrer... je ne peux sauver le monde... je ne peux changer les gens... mais je peux me changer moi... moi et mes actions sur la partie du monde qui m'est proche... sans forcément vouloir changer les changer d'un coup de baguette magique...

ha cette fameuse télécommande à changer les gens... si seulement elle pouvait exister... de toute façon l'Homme parviendrait encore  à en faire un instrument de torture et de domination... mais pourquoi??? je ne suis toujours pas parvenue à trouver la réponse... je ne me l'explique pas... je ne comprends pas... mais je continue à chercher...

Comme j'aimerais que quelqu'un m'attrape la main et montre le chemin... me dise ce que je dois faire... qui je dois être... mais là aussi... c'est trop facile...

 

Je n'ai qu'un seul choix... hurler en silence... et chercher ma voie... ou ma voix... trouver ma façon à moi d'agir, faire ce que je peux, m'engager dans ce que je crois...

 

Encore 4 mois de patience... après ça, de nouvelles perspectives s'ouvrent à moi... en y espérant y trouver ce que je cherche... sur ce... au boulot Nath!!!!

 

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